Tour de la Bessanaise

Tour de la Bessanaise – Jeudi 23 juin 2011
ou comment faire le tour de la Bessanaise c’est presque entrer en religion !

Montbrison, attention au départ ! les voyageurs, Pascal, Bernard et Lulu, pour la Bessanaise sont attendus à 8h45 via Grenoble. Des minutes d’arrêt, les voyageurs sont invités à partager le café avec Firmino. Suite du voyage en véhicule 4x4, à ne pas confondre avec quatre fois quatre voyageurs, car nous n’étions pas 16 mais seulement et déjà quatre.
Terminus ! Haute-Maurienne, Bessans, fin d’après-midi. Ah ! les fous de Bessans ! Ne confondez pas avec les fous de Bassan. Quand même une pause casse-croûte puis le ravitaillement et le chargement. Montée gaillarde au refuge d’Avérole pour la première nuitée.

Vendredi 24 juin, 7h30/8h/8h45, vous l’avez compris, il nous faut moins de temps pour nous lever que pour nous préparer après le petit-déjeuner, Et nous voici quand même prêts à partir à l’assaut du passsage du Colerin, altitude 3244m, sur des névés et dans la neige.

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Nous abordons la descente vertigineuse, pente de 35° à 40°, avec un temps ensoleillé et chaud, mais pas autant de degrés que ceux de la pente quand même !

Nous marchons bon train, suivant le papy, aussi alerte qu’à ses vingt ans ? Ou qu’il y a vingt ans ? Allez donc savoir ! Il nous faut bien une pause casse-croûte d’une heure trente, après cette marche dans la neige à essayer de suivre le papy.

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Nous voici arrivés au refuge Gastaldi, bénéficiant d’un superbe panorama à couper le souffle, davantage que le vent qui nous le couperait si nous n’étions pas chaudement abrités pour le repas vespéral en partageant le vin de messe du montagnard : le génépi ! Il fallait bien un tel digestif pour apprécier le met de choix qu’offrit la patronne avec ses jolies « gambardes ». Jolies ? Tiens donc ! Il fallait voir comment les retraités… je vous laisse le soin d’imaginer.

Samedi 25 juin, lever à 8h, petit-déjeuner roboratif à 8h30, départ, quelle heure ? Qu’importe, ça vous évitera des commentaires…
Nous empruntons le GR en direction du refuge Bivacco S. Camillo puis nous échangeons quelques mots avec les gardiens du barrage della Rossa pendant 2h. En fait de quelques mots, c’est pire que des bavardages. Mais vous connaissez quand même au moins une « pipelette » dans le groupe. Et quand je dis pipelette, le diminutif semble une insulte à la capacité sonore d’un certain, disons-le, Lulu ! Nous poursuivons ensuite la montée au col Altare à 2952m d’altitude.

Nous entamons la descente vers le refuge Cibrano, lové dans une magnifique vallée où chantent les cascades, où gambadent paisiblement marmottes et chamois. Bref, le calme absolu ! Est-ce possible ? Où aviez-vous laissé Lulu ? Ou alors, vous l’aviez scotché !

Nous nous installons au refuge. Les gamelles, les bidons, vous connaissez la chanson. Les bidons, nous les avions. Quant aux gamelles, que nenni ! Au moins étions-nous des lumières, suffisantes pour nous éclairer à défaut des rares bougies disponibles. Et puis, qu’en faire puisque nous allons dormir à 19h30.

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Dimanche 26 juin, lever à 6h du matin. Eh oui ! Il faut tout ça pour se diriger vers le col del Sole. Pause d’un quart d’heure, fruits secs, pâte d’amande, et les inévitables « Figolu-Lulu ». Ah ! Il a les fibres quand même ce Lulu.

La descente du col se fait crampons aux pieds, pour tenir sur la glace puis nous traversons gaillardement des couloirs d’avalanche avant d’arriver aux rives du lac de l’Autaret et le chemin de Croix altitude 3072m au col de l’Autaret. Après une magnifique vue sur la vallée italienne, nous descendons le col et le vallon de la Lombarde puis nous arrivons, enfin, en faim ? nous, en soif, au refuge d’Avérole où certes les pieds sont trempés, mais le gosier sec qui est désaltéré par une mousse. Quelle bavante quand même !

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En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, nous voici dans la vallée, à la voiture, nous quittons la vêture montagnarde pour revêtir la tenue de ville. Laquelle ville ? Direction Grenoble, dépose de notre célébrité, j’ai nommé Firmino, qui nous offre l’apéritif convivial et un frugal repas.

Lulu.