Rêve de pierre à Cassis

, par  Philippe Daragon

Rêve éveillé sur 5 jours, cette sortie dans les calanques a tenue ses promesses ... un vrai "rêve de pierre"

Nous voici en route pour The Sud, mercredi 8 mais 2013, 4h15 tapante (malgré les ronronnements de la GS qui visiblement voulait réveiller tout le quartier) sur le bitume frais du parking du gymnase.
Ainsi deux convois de 5 personnes se forment, l’un conduit par Gauthier qui supportait Jean, Julien, Rémy et Paul, et l’autre par Laurent qui avait en sa compagnie Françoise, Philippe, Corinne et l’insupportable Arthur (n’y voyez là que de l’humour, vous verrez plus tard pourquoi il est vraiment insupportable ce petiot … )

Je crois que l’appel des calanques a fait rouler Gauthier plus vite qu’il n’aurait dû …bref, la route défile puis se succèdent les nids de poules du chemin Rebuffat (pas n’importe qui celui là hein !) puis le bruit des roues sur un gravier calcaire, qui soulève derrière nous une poussière blanchâtre qui nous fait oublier les 5 heures de route que nous avons dans les pattes.
Philippe décroche la chaîne « PRIVE » et nous entrons dans un domaine que je qualifierais de ‘’EXTRA’’.

C’est trop cool, nous voici arrivés à l’auberge de jeunesse où nous retrouvons sur place Jérôme.

Un accueil, par le maître des lieux ( le fameux Jean-Pierre ), une visite succincte, on choisit son lit, mais …. on ne mollit pas car nous voilà déjà repartis pour une petite marche qui nous emmènera au pied d’une première voie (Philippe avait prévenu : on vient grimper mais ça se mérite car ici, il faut marcher pour toucher son rocher …)

Un premier groupe (Philippe, Laurent, Françoise, Corinne, Arthur et Rémy) part en direction du trou de canon pour faire la classique traversée Ramon, idéale pour découvrir le massif et en prendre plein les yeux à mi hauteur de la falaise de Casteilvieil avec une vue unique sur le creux de l’Oule et ses « croulants ».

Ramon
Quelque part à mi-hauteur de la falaise de Casteilvieil

L’autre groupe (Jérôme, Julien, Gauthier, Jean et moi-même…et oui, vous aurez sans doute reconnu Paul l’auteur du jour !) prend la direction du sommet du plateau de Castelvieil afin de négocier 4 rappels pour rejoindre le départ de la voie « le muet qui rit »

du gaz
Du gaz à tous les étages !

Je ne sais pas encore ce qui m’attend mais j’ai trop envie d’y être et, de toute manière, la vue est resplendissante !

Le groupe « Ramon » fut pris dans un embouteillage ce qui laissa le temps au groupe « Muet » de rejoindre le plateau en premier et, sur la base d’un pari improbable (si tu le touches, je le plume …) de revenir avec un trophée dans le sac (si si, promis, c’est vrai !!).
Quel tireur ce Jérôme !

Quelques ronflements de Gauthier plus tard, voici le jour J2

La journée où Philippe nous avait prévu un départ aux aurores pour une bonne journée de grimpe dans le secteur du Val Vierge dans lequel nous descendrons par la cheminée du CAF ( c’est pas beau çà !).
Qu’elle est loin cette calanque mais les ampoules en valent la peine pour admirer le fameux dévers de 35 mètres de la Concave.

La Concave
La Concave vue depuis l’arrête du Diable

Trois cordées se dessinent : Gauthier, Jérôme et Arthur partent dans « Requiem » , une voie équipée avec une longueur en 6b (quand je vous disais qu’il est insupportable Arthur …)

Philippe et moi-même suivi par Julien, Jean et Rémy dans « l’arrête du diable intégrale », un 5c max terrain d’aventure.
Magique !

Quelques ampoules de Jean plus tard, voici le jour J3,

Philippe avait prévu un éventuel jour de repos mais l’appel de la grimpe fut plus fort une fois de plus.

Une première expédition se lève à 6h00 pétante pour passer la barrière de Morgiou. Sur place nous retrouvons Maï, Leonard, Francyk et Joanny pour prendre un petit déjeuner face à la mer … la classe ! (bon il pleuvait un peu mais bon on oublie …le soleil est arrivé ensuite et nous avons tous grimpé au soleil !). Au programme, le grand dièdre, de l’école, des dalles et des fissures à gogo !
Nos meilleurs grimpeurs partent de leur côté pour le plateau de Castelvieil attaquer « Rêve de pierre », une voie hautement recommandée en 6b+ max.

En fin de journée, qui est passée encore plus vite que la précédente, un repas encore plus ‘’festif ‘’ : ça parle, ça rit, ça refait le monde et les longueurs, on retrouve là encore une ambiance superbe !
Un dessert composé de crêpes, ou devrais-je dire de confiture aux crêpes clôt le dîner …en tout cas, la confiture de pèche à l’abricot était super bonne (hein Jean ?)

Quelques courbatures de Laurent plus tard, voici le jour J4.

Nous voilà tous réunis autour d’un bon petit-déjeuner sur cette terrasse à la vue magnifique !

Nous partons tous pour le secteur d’ Envau avec la descente du ‘’pierrier infernal ‘’ qui nous permet de rejoindre la plage quasi désertique (juste squattée par deux jolies demoiselles qui ont dù nous prendre pour des malades lorsque nous nous sommes acharnés à vouloir toucher la bouée blanche flottante sur l’eau avec un galet depuis la plage…5 minutes de lâchage complet !)
Bref, Philippe dispatche les voies et forme les cordées tout au long de cette magnifique falaise de droite.
Au programme « Pillier droite de la passerrelle », « pillier gauche de la passerrelle », « la passerrelle », « la calanque », « la lionne » … et, tel un assaut, tous nos Cafistes sortirent « par le haut ».

briefing
Jean en plein coatching

L’après midi fut plus relax avec, pêle mêle, baignade, promenade découverte, glace à Cassis, sieste sur la plage ….tout un programme !

Quelques cernes d’Arthur plus tard (enfin des traces de fatigue !), voici le jour J5.

Comme toute bonne chose a une fin nous voilà déjà Dimanche matin nous partons dès 7h15 pour passer la barrière de Sormiou avant sa fermeture.
Magique n’est plus assez fort pour décrire cette calanque qui est, selon moi, l’une des plus jolies calanques !

Un déjeuner sur la plage, magnifique ! un lever de soleil, extra !!
Le vent est là, dommage, mais cela ne pas nous arrêter.

Nous entamons deux belles voies au Bec de Sormiou. Une fois sur le rocher nous ne lâchons pas les mains par peur de nous envoler ! Les cordes ainsi que les dégaines sont à l’horizontale !

La grimpe est superbe, les prises sont là en abondance mais toujours timides, (argh ! où sont les couleurs des prises de la salle !!!).
Pour ma part, je pars en réversible avec Julien et il faut alors déchiffrer la voie, lire le tracé, se mettre dans la peau de l’ouvreur. « Au plus facile !! » comme dirait Philippe.

Une fois arrivé en haut, encore une vue imprenable et un décor inoubliable !
Un dernier lovage de cordes et c’est terminé pour ce séjour de grimpe qui restera dans ma mémoire un superbe souvenir !

farniente
Bella vita

Je tiens à remercier Philippe pour l’organisation impeccable de cette sortie,
mais aussi vous tous, compagnons de cordée, pour cette ambiance qui a contribuée à rendre cette sortie INOUBLIABLE.

Paul

chuttt !
il existe des coins secrets dans les calanques, chuuttttt !!