Stage de perfectionnement rocher Du 04/07 au 06/072014 - Massif du Soreiller

, par  Rémy Morel

Le vendredi 4 juillet, malgré la pluie, dix cafistes prennent la route de St Christophe en Oisans. Le départ de vendredi permet d’éviter la fermeture de la route due à une course cycliste.

C’est donc dans le mythique établissement « la cordée » que Julien, Pascal, Jean, Philippe, Pierre, Michel, Bernadette, Emmanuel, et Remy se retrouvent pour un repas et une nuit dans un dortoir typique et sympathique. Jérôme arrivera tard dans la soirée et profitera de sa voiture pour éviter les ronflements du dortoir. La motivation et l’envie sont déjà là et Jean enlève le surplomb de la directe du dortoir par une action esthétique après un départ à l’envers.

Après une nuit, le ciel s’est dégagé et nous retrouvons Jérôme et Jacky notre guide aux Etages. Nous préparons les sacs et les cordées se forment. Nous nous lançons dans la montée au refuge du Soreiller. Nous avons gravi une partie des 1150m de dénivelé, lorsque après un pont sur le torrent nous débouchons sur la vallée du Soreiller et nous voyons une flèche tendu vers le ciel : c’est la magnifique aiguille Dibona. Vue du bas de la vallée la perspective est splendide et renforce l’esthétisme de ce sommet. Nous arrivons au refuge après environ 2 heures de montée. Nous découvrons le refuge en travaux et sa gardienne Martine Turc descendante du célèbre Gaspard de la Meije. Ainsi que le splendide cirque que forment les sommets autour du refuge.

Après le repas nous reprenons la marche pour nous diriger au pied de la voie des nains aux Clochetons, où nous arrivons après le passage sur un long névé. Durant les six longueurs gravies en grosses nous découvrons que des nains se sont cachés dans la voie. Et nous débouchons près de l’arête nord de l’aiguille Dibona qui semble toute proche. Nous redescendons en glissant sur la neige, puis en contournant l’aiguille pour retourner au refuge.

Nous profitons d’un peu de repos après 1400 de dénivelé, et c’est les jambes lourdes que nous allons nous coucher. La météo s’annonce belle lorsque nous prenons notre petit déjeuner. Ce matin l’objectif est l’aiguille centrale du Soreiller. Nous prenons le départ en regardant les cordées déjà lancées dans l’ascension de « La Dibona ». Nous atteignons le névé descendu hier, ce matin la neige est dure et rend périlleuse la progression. Nous cheminons donc dans le rocher pour atteindre les névés supérieurs qui sont moins pentus, et nous permettent de traverser pour rejoindre l’arête. Nous sommes accueillis par un soleil radieux ce qui rend notre environnement splendide. Nous démarrons l’arête qui va nous permettre d’atteindre le sommet par une progression sur le rocher du Soreiller. Nous voilà au sommet il est environ dix heures. Nous prenons le chemin de la descente en enchainant deux rappels et la désescalade de la partie inférieure de l’arête. Nous nous retrouvons de nouveau sur les névés et nous prenons la direction du refuge.

Nous l’atteignons avant midi. Après une collation, un rafraîchissement et pour certains une séance de mécanique sur la machine à laver du refuge,
nous entamons la descente. Le temps se couvre et c’est sous un ciel nuageux que nous retrouvons Pierre au parking.

Je profite de cet article pour remercier chaleureusement Pascal pour l’organisation et l’ensemble des participants pour la convivialité.