Vallée Blanche

, par  Pascal Poulard

18 skieurs sont au RV à 5h parking de la gare. Parmi eux 10 Cafistes les autres étant des anciens cafistes et des enfants de membres.

La météo annonce mauvais temps, mais arrivés à Chambéry les nuages disparaissent un peu et laissent place au soleil qui pointe.
Arrivés au pied du téléphérique, pas grand monde et le grand beau est là. Aiguille du Midi ,vue imprenable sur le Mont Blanc et l’ensemble des sommets alentours.

Descente un peu difficile sur l’arête, mais des bonnes rampes ont été mises en place facilitant notre progression.
Ski aux pieds nous entamons notre descente en admirant au passage les mythiques grands sommets qui nous entourent. La neige est dure et le hors piste crouté, nous restons donc principalement sur la trace.
Arrivés aux bosses juste avant le refuge du Requin, le groupe commence à avoir faim, nous nous arrêtons quelques virages plus loin à la’’ salle à manger’’. Casse croûte bien mérité toujours avec le spectacle du glacier qui nous entoure avec ses crevasses et séracs qui semblent vouloir nous engloutir. Le Kin à d’ailleurs faillit rejoindre les entrailles de la terre en allant « faire ronfler coquette », il s’est tout à coup retrouvé enfoncé jusqu’à la braguette. Heureusement les copains sont là pour le tirer de ce mauvais pas.

Après le café …ah non l’organisateur a oublié ! Nous continuons notre descente tranquille jusqu’au pied du Montenvers…non de chien !une grosse ½ heure les skis sur l’épaule, pour rejoindre la gare du petit train. Le glacier a perdu au moins 50m de hauteur en 30 ans. Là 2 choix s’offrent à nous : prendre le train ou redescendre à ski par un semblant de sentier avec des virages en épingle à cheveux qui redescend jusqu’à Chamonix.
La majorité opte pour l’aventure, il y a bien quelques cailloux, mais bon… ça passe. Il y en même un, dont je tairai le nom, qui essaye de descendre entre les rails du petit train…

Arrivés vers 17h à Chamonix, quelques litres de cervoise nous redonnent des forces. Le gîte Chamoniard Vollant nous attend avec un bon repas, blanquette de veau arrosée de bons vins amenés par les Cafeus. Heureusement d’ailleurs car le vin de babet de la maison était franchement pas terrible. Après le repas nous nous réunissons dans la salle hors sac pour finir les bouteilles. Tandis que certains jouent aux cartes, d’autres se remémorent leurs innombrables chutes. Dans son coin Pierre pleure sa bouteille de poire cassée malencontreusement et enfin notre descendeur sur rail perfectionne son anglais avec une skieuse hollandaise...

Après une bonne nuit réparatrice et bien méritée, nous avons RV à 8h pour le petit déjeuner et organiser la suite des festivités. Le temps est moins beau, le vent souffle, certains décident donc d’aller flâner à ‘’Cham’’. Et les purs et durs prennent le chemin des Grands Montets. Bien nous en prend là haut le temps est clair, le vent absent et quelques rayons de soleil nous réchauffent. Là ,c’est du sérieux, pistes rouges et noires envahies de bosses, une neige dure qui entame nos gambettes. Mais nous arrivons quand même à trouver des passages de bonne neige et le rythme est soutenu.

Vers 16h nous redescendons pour un petit casse croûte et une petite bière bien méritée, puis rentrons tranquillement dans notre Forez.

Pascal Poulard

Brèves Toutes les brèves