Randonnée hivernale en autonomie

, par  Rémy Morel

Je disais l’année dernière : « Une sortie que l’on peut résumer avec trois mots envie, aventure et partage. » Cette année cela convient encore parfaitement à cette sortie.

Le partage fut encore plus important puisque nous avons eu la chance de nous donner rendez-vous à quatre. Nous nous retrouvons vers 9h à la station Eric, Julien, moi et Gauthier qui vient faire un bout de chemin avec nous. Avant le départ nous savons que cette année nous devrons jouer avec ce que la nature nous offre. Notamment le peu de neige et des températures indécentes pour un mois de février. C’est pourquoi nous sommes contraint de prendre une tente. Nous démarrons par une montée dans les bois afin d’éviter les pistes de ski. Nous profitons d’une neige en quantité suffisante pour évoluer facilement malgré nos gros sacs. Le soleil n’est pas bien loin derrière les nuages. Nous espérons que les hauteurs seront dégagées. A la sortie du bois près de l’arrivée du télésiège nous devons nous résoudre au fait que le vent ne parviens pas à dégager les nuages du sommet. A notre arrivée à Pierre sur Haute nous changeons de programme et décidons de suivre le GR en direction du col de la Chamboite. Juste avant celui-ci, Gauthier nous laisse pour rejoindre les pistes de la station. Malgré le brouillard nous tentons de descendre en direction de chez Lire pour essayer de rejoindre l’ancienne vallée glaciaire du Fossat notre objectif de la journée. Nous rencontrons des randonneurs surpris de nous voir évoluer dans la neige avec nos gros sacs. Nous échangeons quelques mots sympathiques puis trouvons le passage dans le bois. Le brouillard s’estompe à mesure que nous descendons et surprise, la neige me permet de descendre en ski jusqu’à la piste forestière.

Nous avançons sur la piste et nous nous arrêtons car il est midi passé. Le redoux fait déjà fondre la neige molle dans la forêt. Nous repartons pour rejoindre Pré Daval qui marque le commencement de la vallée du Fossat. Nous remarquons que le vent dégage sensiblement les sommets et le soleil fait de brèves apparitions. Nous remontons la sublime vallée du Fossat par la variante du GR. Un chemin sinueux et escarpé qui ne cesse de monter dans la forêt en contrebas des rochers de la pause. Nous terminons rapidement car la neige fond et nous mouille en cette de journée décidément trop douce. Nous avons atteint notre objectif de la journée et après les 800 mètres de dénivelé positif avec les gros sacs dans la neige. Nous cherchons un endroit abriter du vent pour bivouaquer. Nous décidons de dormir près d’un buron de la croix du Fossat. Une fois la tente installée nous profitons de la fin de journée pour nous promener alors que la lumière décline lorsque nous retrouvons notre tente. C’est éclairer par la lune et sous les étoiles que nous partageons notre repas. Au menu soupe, diots, rillettes maison, saucisson, sablés de Julie et verveine maison… Nous nous laissons enivrer par le silence qui nous entoure avant de nous glisser dans nos duvets.

Après une nuit douce nous profitons des premiers rayons du soleil et nous constatons qu’il n’a même pas gelé ! Nous plions le matériel et préparons le petit déjeuner à l’abri du vent. Lorsque nous nous élançons il est 8h30 et la neige est déjà bien molle. Nous prenons la direction des jasseries de Colleigne. Nous évoluons sous le soleil qui monte dans le ciel et devient de plus en plus chaud. Nous avançons en T-shirt et le paysage est bien dégagé. Nous constatons le manque de neige, et nous montons de nouveau vers Pierre sur Haute. La vue est dégagée, nous pouvons voir le Sancy, le Puy de Dôme, le Mont Blanc et retracer notre itinéraire. Nous descendons vers la station où l’on retrouve quelques cafistes qui profite des remontées. Comme prévu nous prenons la direction de la loge de la morte pour le repas de midi. Ensuite nous pressons un peu le pas en direction de la station pour rejoindre le TIL de Julien à la minute près.

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