Queyras nous voilà

, par  Gauthier Giraud, Rémy Morel

Nous démarrons ce séjour à ski dans le Queyras par une montée au refuge de la Blanche. Nous sommes trois Gérard, Agnès et Rémy. Nous empruntons la route au départ de St Véran, durant l’hiver elle est enneigée et damée pour permettre l’accès aux skieurs. Nous cheminons en discutant sous les nuages. Juste avant une ancienne mine de cuivre, Agnès se laisse glissé vers la voiture et nous reprenons notre chemin. Vers la chapelle qui borde la route, la visibilité s’est déjà réduite, et nous cheminons dans les accumulations de neige qui ne cessent de nous surprendre dans ce jour blanc. Le vent s’intensifie et nous apprécions le balisage du gardien pour se repérer. Nous arrivons au refuge. La neige bouche les fenêtres et nous apprécions la chaleur de la cheminée. La bonne humeur des assistants au gardien est bien sympathique. Nous rencontrons un groupe de skieurs de randonnée et un groupe de raquettistes hollandais. Après le repas nous allons nous reposer.

Au réveil, le soleil est au rendez-vous, cependant la météo annonce une dégradation. Nous décidons donc de ne pas passer par le col de Chamoussière, mais de redescendre vers le col du Longet pour rejoindre notre objectif : le refuge Agnel. Nous descendons dans une neige abondante et formidable. Malgré une pente faible nous nous faisons plaisir en cheminant dans des petits vallons pour rejoindre la chapelle. Nous remettons les peaux en direction du col, nous rattrapons le groupe en raquettes et profitons ainsi de leur trace. Au col nous repérons une pente qui mène à un petit sommet. Nous décidons de continuer de monter pour profiter d’une neige qui nous semble agréable. Après une petite pause, nous commençons cette descente sympathique. Après un replat, nous continuons à cheminer dans le vallon. Nous arrivons dans les mélèzes, il y a des traces de skieurs de partout. Nous apercevons la route au fond de la vallée, il s’agit de la route qui mène au col Agnel et qui est également damée pour l’accès aux skieurs de fond. Après un repas à l’abris du vent, nous empruntons la route que le vent a recouvert de neige. Les nuages gris sont désormais bien présent et il nous faut faire la trace. Après cette longue montée nous arrivons au refuge Agnel. Peu après notre arrivée le groupe hollandais nous rejoint. En cette fin de journée le ciel se libère de ses nuages et nous laisse apercevoir les écrins lorsque le soleil se couche. En conséquence le froid est prenant et le thermomètre annonce déjà près de -10°C. Nous discutons avec le gardien et ses assistants, deux frères auvergnats sympathiques. Le gardien nous conseille sur le choix d’un itinéraire pour le lendemain.

Au réveil, la température est toujours aussi basse, mais la météo s’annonce radieuse. Nous prenons la direction du Col de l’Eychassier. Dans la montée la neige est belle et le soleil l’illumine. Nous nous relayons pour faire la trace jusqu’au col. Après un coup d’œil sur la carte nous changeons de vallée pour contourner un mamelon. Nous apercevons le lac en contrebas et nous nous lançons dans la descente. La neige est parfaite et sans aucune trace. Un peu au-dessus du lac nous remettons les peaux en direction du col vieux. Nous nous relayons de nouveau pour avoir le bonheur de tracer dans une neige immaculée. Une fois au col nous retrouvons le groupe de raquettes quelques instants. Juste le temps de partager le plaisir que nous offre cette belle journée en montagne. Nous glissons le long d’une pente pour accéder au refuge dans une neige parfaite. Nous prenons quelques affaires laissés le matin. Puis nous entamons une courte descente vers le départ de la montée au col de Chamoussière. Comme promis le gardien a fait la trace pour s’offrir la belle descente du col dans une neige vierge. La montée est longue mais fabuleuse par la jolie trace et le paysage fantastique qui nous entoure. En arrivant au col nous continuons de monter pour atteindre une petite arrête afin de pouvoir cheminer plus facilement dans la descente qui doit nous mener jusqu’à la voiture. Nous prenons le temps de manger en admirant la vue à 360° qui nous offre une visibilité de l’Italie aux écrins. Nous partons dans la descente. Nous cheminons dans les vallons en cherchant la neige de qualité. Nous profitons au maximum de la poudreuse avant de prendre la route. Nous faisons quelques pas de skating sur les montées de la route sous le chaud soleil de l’après mdi avant de glisser rapidement jusqu’à la voiture. Nous prenons la direction de Brunissard où Gauthier et Hubert vont nous rejoindre.

Après un petit apéritif, un bon repas et une bonne nuit de sommeil, nous repartons le samedi matin, direction les Chalets de Clapeyto, une bonne mise en jambe sans trop de dénivelé... Une fois les chalets passé, nous commençons à entrer dans le vif du sujet, avec l’ascension du col de Lauzon. Nous dépeautons pour une petite descente dans une neige légèrement transformé. Et nous nous remettons en mode monté pour arrivé au alentour du pic de Clapouse. Une belle montée déjà tracé par un groupe de 6 skieurs passés plus tôt dans la matinée. Nous redescendons direction Arvieux par le ravin du même nom. Une petite pause casse croute dans les bois nous permet de profiter d’un magnifique soleil. Nous finissons la journée autour d’une bière, en donnant un petit coup de main à un autochtone pour déménager un meuble. Le soir nous retournons au gite pour la dernière nuit du week end, avec un départ prévu le à 7h le lendemain.

Dimanche matin nous partons à deux voiture, Gérard, Hubert et Gauthier, Rémy nous ayant abandonnée pour remonter sur sa terre natal... Nous déposons donc une voiture dans le village d’Aiguille, puis nous prenons la direction du col Agnel, le temps de chausser les skis, nous voila parti pour 900 m de dénivelé positif. Mis à part quelques petit problème de fixation, nous arrivons au sommet avec une neige de rêve, pas de temps à perdre, la première partie de la descente est avalé en une petite demie-heure. Une pause repas, et nous finissons dans par suivre un torrent avec quelques passage scabreux... Il ne reste plus qu’à récupérer les clef... mais c’est vrai ou sont les clefs... Merde, on les oublier dans la voiture qui est de l’autre coté de la montagne... on envois donc le jeune en stop les récupérer. Passé cette péripétie nous allons déguster une pression avant de nous dire au revoir...

Bref,
Un magnifique week-end bleu Queyras... Merci GéGé

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