Traversée des Dômes de Miage

, par  Pascal Poulard

Traversé des Domes de Miage : juillet 2016
Jeudi 7 juillet : nous sommes 8 au départ pour ce week end montagne :
Pascal M, Gérard B, Rémy M, Julien G, Bernard V, Jean K, Thibault L et Papy P
Arrivé aux Contamines après 5h de route, préparation des sacs et montée au refuge de Tré la Tête. Casse croute puis redémarage pour le refuge des Conscrits par le nouveau sentier de la passerelle. Après quelques centaines de mètres les godillots de Bernard (vieux de 25/30 ans, pas Bernard : les godasses) rendent
l’âme, les semelles restent sur le sentier ne voulant plus suivre leur fidèle compagnon. Pour Bernard c’est un coup dur, c’est le retour obligé au refuge.
Dommage pour moi qui comptait sur ce "vieux" compagnon de nos premières "bambées" de début de notre club.
Nous voilà donc plus que 7 arrivés au refuge des Conscrits (2602m)v ers 17h30. Là nous sommes reçu par plusieurs gentes féminines, souriantes et fraiches
et la petite bière tout aussi fraiche nous requinque ardemment. Après ces 1550m de dénivelé nous avalons goulument le repas préparé par le cuisinier Népalais
et servi avec gentillesse par les supers gardiennes. Puis une petite rincette de rhum arrangé monté par le papy nous prépare à une bonne nuit bercée par quelques
ronflements.
Vendredi 8 juillet : Non de chien ! j’avais oublié ces réveils en pleine nuit pour un départ à 4h15. Nous prenons la direction du glacier de Tré la Tête pour monter
vers le col de l’Infranchissable. Et après que le papy ce soit délesté d’un poids abandonné à même le glacier, qui le tirait en arrière, nous remontons jusqu’au
col des Dômes (3564m). Enchainant cette merveilleuse traversée, passant par les 3 sommets (3670m). cette traversée est sublime, de chaque côté un vide impressionnant et de la neige en abondance tout aux alentours. Notre équipe émerveillée par ce spectacle avance le pas sûr, et notre petit dernier est illuminé de bonheur, il écarquille les "bellots" comme un enfant découvrant les premiers manèges de la fête foraine... de Montbrison. Moi même, je renais, me repassant les nombreuses bambées effectuées en montagne "dans ma jeunesse". Ça me titille de faire encore des projets qui pourraient être encore "jouables" pour moi. Aiguille de la Bérangère, puis descente tout dans la neige molle, ce qui est très agréable pour les pieds et ce jusqu’au casse croute partagé (car certains l’on oublié au dortoir). Le jeune Thibault quant à lui entamme une descente tout barsing afin d’essayer de ce placer auprès de la charmante serveuse. Arrivé au refuge une bonne sieste réparatrice sous la couette, un atelier de mouflage est improvisé avec traction de sacs à dos et même d’un Rémy au dessus d’une crevasse factice.
Vendredi 9 juillet : Départ encore à 4h15 pour redescendre sur le glacier, de là nous entamons une longue ascension pour le Mont Tondu. Le papy par une progression
certes lente, mais régulière et sûre, trace un itinéraire athlétique digne des plus grands noms de l’alpinisme. Arrivé au Pain de Sucre (non, pas celui de Rio)
3169m la motivation du groupe s’estompe face à l’arrête de rocher qui même au sommet du Mont Tondu, pourtant qu’à une portée d’arbalète (comme disait l’ami Ygnard, un illustre membre du CAF).
Sans arrêt casse croute, nous redescendons tranquillement jusqu’au glacier puis par un parcours long et scabreux entre passage d’éboulis de pierres et de glace. Rémy est même obligé de planter une broche à glace, pour assurer l’équipe afin qu’elle ne se retrouve pas dans le torrent quelques dizaines de mètres en contrebas. Toujours
sans arrêt casse croute, nous arrivons au refuge de Tré la Tête où retrouvons Bernard qui nous conte ses déboires entre ses godillos et les chutes de pierres
"éclaflouarant" son bon vieux sac à dos. Décidément ce n’était pas son week-end, lui qui s’était hâté à finir sa tapisserie pour pouvoir profiter de cette sortie annuelle... Après cette fois-ci un bon casse croute et une petite bière, nous redescendons aux voitures (même quelle est toute neuve celle du papy et de plus Jean a su nous mettre la clim). Pour notre ancien président cette descente fut interminablement longue, alors pour lui remonter le moral je lui ai indiqué que les vacances ne faisaient que commencer.
Très belles Montagne, parcours variés et intenses, arrosé de la bonne humeur de toute l’équipe.
A faire et à refaire encore et souvent.
Papy Poulardos.